Retour à l'accueil

Linux dans les structures gouvernementales françaises : Rejet de Windows

Le gouvernement français migre les ordinateurs gouvernementaux vers Linux pour réduire la dépendance aux technologies américaines. L'initiative s'inscrit dans les efforts européens pour la souveraineté numérique, incluant le rejet des clouds américains et le développement d'OS de l'UE. Le matériel analyse les aspects techniques pour les spécialistes IT.

La France passe de Windows à Linux dans le secteur public
Advertisement 728x90

## La France migre les ordinateurs gouvernementaux vers Linux : Stratégie pour réduire la dépendance envers les États-Unis

Le gouvernement français lance une migration de certains ordinateurs gouvernementaux de Windows vers Linux afin de réduire la dépendance aux technologies américaines. Cette annonce a été faite par David Amiel, responsable du Ministère du Budget, des Comptes de l'État et de la Fonction publique. L'objectif principal est d'obtenir un contrôle total sur les données et l'infrastructure numérique.

Le changement commencera avec les machines de la Direction interministérielle du numérique (DINUM) de la France. Les calendriers précis et les distributions Linux n'ont pas encore été définis. Microsoft n'a pas répondu aux demandes d'information.

Linux comme fondement de la souveraineté numérique

Linux est un système d'exploitation open source gratuit à télécharger et à modifier. Les développeurs proposent une large gamme de distributions adaptées à des besoins spécifiques, des environnements serveurs aux systèmes de bureau hautement personnalisables.

Google AdInline article slot

| Avantages de Linux pour les administrations publiques | Description |

|------------------------------------------|-------------|

| Source ouverte | Transparence totale et possibilité d'auditer le code source |

Google AdInline article slot

| Gratuit | Pas de frais de licence |

| Personnalisation | Adapté aux exigences de sécurité et de localisation |

| Stabilité | Fiabilité prouvée dans les environnements d'entreprise |

Google AdInline article slot

Cette approche s'inscrit dans les initiatives européennes en matière de souveraineté numérique, en insistant sur l'indépendance vis-à-vis des fournisseurs externes.

Contexte européen pour abandonner les logiciels propriétaires

La France suit la tendance de l'UE vers une dé-américanisation de l'infrastructure informatique. Au printemps 2025, le concept d'un OS de l'UE basé sur Fedora Linux a été discuté. En janvier 2026, le Parlement européen a exigé de la Commission qu'elle identifie les domaines de dépendance envers des fournisseurs étrangers.

Autres exemples :

  • Danemark : Abandon progressif de Windows et Microsoft Office au profit de Linux et LibreOffice.
  • UE : Plans pour exclure Google Cloud, Microsoft Azure et AWS des contrats gouvernementaux.

La France a déjà abandonné Microsoft Teams et Zoom au profit de Visio — une solution basée sur l'open source Jitsi. D'ici fin 2026, la plateforme de données médicales migrera vers un développement national.

Aspects techniques de la migration

Pour les spécialistes de niveau intermédiaire et senior, la migration implique plusieurs défis :

  • Compatibilité logicielle : Analyse des applications legacy et portage ou remplacement par des alternatives (par ex., LibreOffice au lieu de MS Office).
  • Sécurité : Audit du noyau Linux, configuration de SELinux/AppArmor et intégration avec PKI pour l'authentification.
  • Évolutivité : Déploiement via conteneurisation (Docker/Podman) ou orchestration (Kubernetes) pour les charges de serveurs.
  • Formation : Recyclage des administrateurs sur systemd, iptables/nftables et gestion des paquets (apt/yum/dnf).
  • Intégration : SSO avec LDAP/Kerberos, migration d'Active Directory vers FreeIPA.

Choisir la bonne distribution est essentiel : Ubuntu LTS pour les bureaux, RHEL/CentOS Stream pour l'entreprise, Debian pour la stabilité.

Points clés

  • La France priorise le contrôle des données via l'open source, en commençant par les agences clés.
  • Faisant partie d'une stratégie plus large de l'UE : de l'OS de l'UE à l'abandon des clouds américains.
  • Mouvements parallèles : Visio au lieu de Teams/Zoom, plateforme médicale nationale.
  • Pas de délais fermes, mais l'élan vers Linux gagne du terrain en Europe (Danemark, résolutions parlementaires).

— Editorial Team

Advertisement 728x90

Lire ensuite