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Surround Ventures a levé 50 millions de dollars pour la deep tech et l'informatique quantique

Le fonds de capital-risque israélien Surround Ventures a annoncé le premier closing de son deuxième fonds d'au moins 50 millions de dollars. Le fonds se concentrera sur les investissements dans les startups israéliennes en technologies profondes, notamment l'informatique quantique, la biotech et les drones de défense.

Surround Ventures a levé 50 millions de dollars pour des startups deep tech et quantiques en Israël
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Le fonds israélien Surround Ventures lève 50 millions de dollars pour la deep tech et l'informatique quantique

Le fonds d'investissement Surround Ventures annonce le premier closing de son deuxième fonds, qui se concentrera sur les investissements dans les startups israéliennes de deep tech, notamment les ordinateurs quantiques, la biotech et les drones de défense.


L'annonce de Surround Ventures n'est pas seulement une nouvelle concernant un fonds de 50 millions de dollars. C'est un signal clair d'une restructuration du paysage mondial du capital-risque : alors que les grands acteurs sont en pleine tourmente, l'argent privé « opérationnel » trouve refuge dans la deep tech, et Israël devient leur principal hub. Jared Kash et Yaron Kniajer, les fondateurs du fonds, rassemblent méthodiquement des personnes qui ne cherchent pas seulement le profit mais construisent une nouvelle infrastructure pour la défense et l'informatique.

L'essentiel : ce qui se passe vraiment

Surround Ventures a finalisé le premier tour de son deuxième fonds avec un objectif d'au moins 50 millions de dollars. Le fonds se concentre sur les startups israéliennes ou les entreprises avec des entrepreneurs israéliens dans les domaines de la tech de défense, la biotech, l'informatique quantique et l'IA pour l'énergie. Il ne s'agit pas d'investissement classique dans le logiciel ni d'une tentative de reproduire le succès de la cybersécurité des années 2010. C'est une indication directe du rôle croissant de la deep tech dans un pays où la sécurité nationale et la survie ont toujours été des moteurs d'innovation.

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La réussite de ce tour de financement démontre que les investisseurs privés ayant une expérience dans la technologie et la défense conservent un appétit pour les projets les plus intensifs en capital et à long terme. Le conseil consultatif du fonds comprend l'ancien président de l'Institut Weizmann, le professeur Daniel Zajfman, et l'ancien directeur d'Intel Israël, Yaniv Garty. Ce ne sont pas seulement des figures de proue, mais des clés de l'écosystème de la recherche académique et de la mise en œuvre industrielle.

Chronologie et contexte

L'annonce a été faite le 4 mai 2026 dans Globes. Elle intervient au milieu d'une frénésie mondiale autour de l'informatique quantique et des énergies renouvelables. Simultanément en Europe, Expeditions Fund II a levé plus de 100 millions d'euros pour des objectifs similaires : défense, IA, tech quantique, autonomie et espace, y compris des investissements du Fonds d'innovation de l'OTAN et du Fonds de développement polonais.

La coïncidence de ces deux événements signale la formation d'une tendance mondiale : la deep tech cesse enfin d'être le domaine exclusif des laboratoires gouvernementaux et devient un terrain pour les grandes opérations de capital-risque. Des « acteurs privés » américains, européens et australiens, dont le producteur hollywoodien Lawrence Bender, entrent dans ce secteur par des canaux éprouvés comme l'écosystème israélien.

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Qui gagne et qui perd

Gagnants :

  • Les startups israéliennes de deep tech. Elles obtiennent non seulement un levier financier mais aussi des partenaires stratégiques capables de les amener sur les marchés américains et mondiaux.
  • Les géants industriels de l'énergie et de l'informatique. Le fonds agit comme un filtre et un incubateur pour les technologies qui, dans quelques années, pourront être acquises par les grands acteurs, leur épargnant les coûts de R&D internes.
  • Le secteur de la défense. Les investissements dans l'autonomie et les drones via des mécanismes de capital-risque permettent d'attirer des talents et des idées qui fuyaient auparavant vers les services grand public.

Perdants :

  • Les fonds de capital-risque traditionnels. Dans un environnement hautement concurrentiel pour les startups matures, la deep tech semble plus risquée. Surround Ventures se taille une niche qui pourrait générer des rendements décuplés mais nécessite une intuition technique et des connexions dans la défense que la plupart des financiers n'ont pas.
  • Les startups sans liens forts avec le secteur de la défense. Le fonds parie ouvertement sur une cohorte spécifique d'entrepreneurs, y compris des anciens des unités tech de renseignement. Cela pourrait creuser l'écart entre les « initiés » et les « outsiders » dans l'accès au capital pour la deep tech.

Ce que les médias ne disent pas

Les communiqués officiels indiquent la taille du fonds comme « au moins 50 millions de dollars », mais les fondateurs évoquent la possibilité de l'augmenter à 81 millions de dollars. Globes note explicitement que ce chiffre est un « hommage à l'unité 81 ». Ce n'est pas un gadget marketing mais un marqueur définissant clairement le public cible des projets. L'unité 81 est une unité technologique d'élite des Forces de défense israéliennes, un vivier de personnel créant des technologies militaires de rupture. Le fonds ne cherche pas seulement des startups ; il travaille délibérément avec un groupe restreint de personnes possédant une expérience pratique unique dans la construction d'armes cybernétiques et d'outils de guerre électronique.

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La deuxième information concerne l'architecture du fonds. Une levée de fonds aussi agressive pour la deep tech, en particulier l'informatique quantique, qui pourrait ne pas générer de rendements commerciaux avant une décennie, implique la présence d'un investisseur ancrage non marchand ou d'une stratégie de sortie liée aux intérêts des agences de défense américaines et israéliennes. Il est probable que les grands contractants de la défense considèrent ce fonds comme un moyen légal et efficace d'externaliser l'innovation sans dépenser des milliards pour acquérir des technologies immatures.

Prévisions : les 30 et 90 prochains jours

30 jours (d'ici début juin 2026) :

Surround Ventures annoncera ses premiers investissements issus du nouveau fonds. Sur la base du portefeuille du premier fonds (opérations aux États-Unis et en Israël), il s'agira de startups dans les systèmes autonomes ou les nouveaux matériaux pour l'électronique quantique. Simultanément, nous assisterons à une vague de fonds similaires mais plus petits en Europe tentant de copier ce modèle.

90 jours (d'ici début août 2026) :

Le fonds clôturera probablement le tour avec une sursouscription, atteignant l'objectif de 81 millions de dollars. Un moment clé sera la démonstration de prototypes par les entreprises du portefeuille pour l'armée. Compte tenu du contexte géopolitique actuel, la demande pour la surveillance, la protection des infrastructures critiques et les technologies anti-drones ne fera que croître. Je m'attends à ce qu'au moins un des projets du fonds reçoive un contrat direct du ministère de la Défense israélien ou américain. Le pari de Surround Ventures sur l'élite de l'unité 81 ne concerne pas seulement la finance ; il s'agit de construire un club exclusif qui commencera à définir les standards de l'industrie de la deep tech dans la région pour les années à venir.

— Editorial Team

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